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Steven Spielberg est décidément capable de tout. Quelques mois seulement après avoir sorti un “Tintin” tout numérique spectaculaire en trois dimensions dans lequel il explorait le champ du cinéma de demain, il effectue un vrai virage à 180 degrés en nous offrant un film à l’ancienne tout aussi marquant dans sa filmographie, déjà longue et bien remplie.
À y regarder de plus près, le phénomène n’est pas si surprenant. Il avait en effet déjà réussi l’exploit en 1993 de sortir coup sur coup deux classiques diamétralement opposés :“Jurassic Park” avec ses dinos de synthèse et son chef d’oeuvre en noir et blanc sur la Shoah, “La Liste de Shindler”.
Après un peu plus de 10 ans marqués par des films futuristes à gros budget utilisant les images de synthèse à gogo (“AI”, “Minority Report”, “La Guerre des Mondes”), “Cheval de guerre” apparaît comme un contre-pied à l’évolution de sa carrière et un retour aux sources pour le réalisateur. Spielberg revient ici à ses fondamentaux avec un mélo “old school” qu’il jure ne pas avoir retouchée numériquement. On y retrouve tout ce qui fait la force de son cinéma : maîtrise incontestable du storytelling avec une histoire universelle et puissante et ses thèmes fétiches que sont ceux de l’amitié, de la rébellion, du passage à l’âge adulte, de la guerre… Il est en cela, comme le disent les exégètes de l’oeuvre spielbergienne, un “film somme” qui cite et résume à lui seul l’ensemble de son oeuvre. Une sorte de mix entre “E.T.” et “Il faut sauver le soldat Ryan”, pour faire court.

Agenda des sorties
Tigre et Dragon II: début du tournage prévu en mars 2014
La bande-annonce de la nouvelle Rom’Com de Richard Curtis
Chris Pine et Jake Gyllenhaal à l’affiche d’Into The Woods
Belle du seigneur : la bande-annonce
Une nouvelle affiche et un nouveau spot pour Man Of Steel
Michael Shannon et Jeff Nichols se retrouvent


















