joris60
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A propos...
Jeune réalisateur, Diplômé d'un Bac Littéraire, option Cinéma Audio Visuel, suis actuellement des études d'Arts du Spectacle, et plus spécifiquement de Cinéma.
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Films préférés
Dernières Critiques
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Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Savoureusement gothique, l'adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim, par sa souveraineté Timothy Burton, est un onctueux mélange de gore et d'opéra. Emmené par un casting d'une étonnante efficacité, l'oeuvre du maître devient un ovni cinématographique, l'archétype de la comédie musicale teinté de noir, de gris, de sombre. Du jamais vu. La justesse de la caméra de Tim Burton, les jeux de contraste empreint à l'expressionnisme allemand, les inspirations des fameux films de la grande époque de la Hammer,la justesse du jeu de Johnny Depp et ses camarades, l'humour noire et décadente du film, sa somptueuse bande originale, tous ces éléments qui nous font humer le doux parfum : du meilleur Burton qu'on ait jamais vu. -
Soyez sympas rembobinez
Beaucoup de personnes pourraient trouver le synopsis de ce nouveau Gondry plutôt piètre et léger. Beaucoup d'autres ne reconnaîtrons pas l'équivalence recherchée à l'émerveillement liée à la vision de "Eternal Sunshine" ou de "La Sciences des Rêves". Beaucoup, comme certains critiques qualifieront ce film comme un "gloubi-boulga sans densité" (pour reprendre les propos d'un critique d'un magazine bien connus). Tandis que ceux là continueront de se morfondre dans l'insoutenable désillusion, les autres - qui auront tout compris - pourront ressortir de la salle de cinéma, des étoiles dans les yeux, ne parvenant pas à ôter de leur tête le générique de Ghostsbusters chanté par l'incroyable Jack Black. Rentreront chez eux, prendront une caméra avec la certitude d'avoir les capacités de "suéder", d'inover, de créer. Ceux-là même qui fairont peut-être, qui sait, les talents de demain. Ceux-là même ayant compris que le Cinéma n'est pas qu'un art de technocrates ou d'intellectuels, mais bien l'art premier, bien que septième, accessible à tous et faisable par tous. Ceux-là même s'ils réussissent un jour, seront, par beaucoup, jugés comme des "réalisateurs de clips" ou comme "de grands enfants qui refusent de ranger leur chambre." Ceux-là même qui qu'importe l'acerbité des stylos de ceux qui jugent le cinéma plutôt que de le faire, continueront à créer du rêve. Moi j'ai choisis mon camp, et ce matin, j'ai refusé de ranger ma chambre. Merci Monsieur Gondry. -
JCVD
"Y'a des gens qui ont pas réussis, car ils sont pas 'aware', ils sont pas au courant". Lui, l'a toujours été, parfaitement conscient, ce cher Jean-Claude. On se moque beaucoup de Van Damme, on le pense fou, aliéné, ou simplement idiot. On le met au rang d'acteur médiocre de série Z ou de film de Kung-fu mal léché. Voilà, avec "JCVD" le mawashi geri en pleine tête, la réponse cinglante à tous ses détracteurs : ce film est plein d'audace, étonnant et plein d'ingéniosité autant sur le plan filmique que sur le plan scénaristique. Ne pensez pas que c'est un film sur la vie de Jean Claude Van Damme, ce n'est pas un énième biopic, c'est beaucoup plus intéressant que cela. Ce film emplie de simplicité, de sincérité et d'humour. Un casting belge admirable, mené par le plus admirable de tous : JCVD en personne, qui prouve dans ce film, au combien il est un très, mais très grand acteur. Une leçon de vie, une leçon de simplicité, une leçon d'écriture et de cinéma. -
WALL·E
Jolie conte humaniste et écologique, l'histoire narrant les délicieuses aventures de ce petit robot et de sa douce, nous sonne, à nous adultes, comme la triste réalité de notre impuissance à régir pour la planète, et nous place plus que jamais devant le fait accomplis du danger qui la menace. Les plus jeunes, n'y verront peut être pas les messages les plus polémiques car ils sont assez difficiles à comprendre et analyser. Si la double lecture d'un conte peut parfois témoigner d'une incroyable maîtrise du ou des types de spectateurs - comme en témoigne la saga des aventures de Shrek - ici c'est un fort regret, l'un des bémols du nouveau film de la franchise Pixar, car un pareille message ne devrait pas se limiter à une leçon brutale infligée aux parents, c'est une leçon des plus universelles, importante à enseigner aussi aux plus jeunes. Reste alors : une véritable prouesse graphique - tant ce Wall.E est d'une beauté visuelle jusque là inégalée en matière d'animation - et enfin un film qui apparaît aussi comme un mélange exquis d'hommage au septième art : du "2001: L'odyssée de L'espace" de Stanley Kubrick, aux films muets de Charlie Chaplin... Un très bon Pixar, encore un. -
La Maison du lac
Ce film de Mark Rydell qui fit sa concrétisation à Hollywood - et notamment au sein de l'Académie des Oscars - est une intéressante réflexion sur la vieillesse emplie de poésie et de fantaisie. Le couple formé par Henri Fonda et Katharine Hepburn les rassemble indéniablement au sommet de leur art. Rydell livre des portraits de personnages ridés et affaiblis, apeurés par leur mort proche, et tiraillés entre l'envie de se laisser prendre par la mort et le désir monstre de conserver son esprit jeune. Une réflexion sur la vieillesse et la mort certes, mais surplombée par une trame secondaire qui ressemblerait à s'en méprendre à celle de la quête de la fontaine de jouvence...
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