Les Critiques de avatar16 (204 réponses)
![]() | publié le 28/09/2012 Savages On pourrait se poser cette question : comment un réalisateur fortement engagé, responsable de chefs-dSuvre (il ny a quà voir Platoon, Wall Street, Né un 4 Juillet, JFK, Nixon&) a pu devenir un simple livreur de divertissements classiques pour ne pas dire plats (World Trade Center, W., Wall Street 2&). En ce 26 septembre, Savages semble pourtant annoncer le grand retour dOliver Stone. (ATTENTION SPOILERS !) Du point de vue de la belle O (surnom pour Ophélie), le film suit les mésaventures de la jeune femme, enlevée par un dangereux cartel qui, par ce biais, veut faire pression sur les deux hommes de sa vie, propriétaires dun business florissant basé sur la vente du meilleur cannabis. Sur le point scénaristique, on est encore bien loin du Oliver Stone dantan& En voulant faire dans le compliqué (triangle amoureux, agent des stups ripoux bien plus concerné quil ny parait, relation mère-fille pour la chef du cartel&), on ny retrouve aucunement le côté « engagé » ni « approfondi » de ses grands films. À aucun moment Savages ne traite le sujet de la drogue comme Traffic. Ici, le cannabis nest quun prétexte à une trame divertissante, cette dernière nous fournissant au passage bon nombre dhistoires parallèles mais très peu travaillées (pas dintérêt à savoir que la femme du ripou Dennis à un cancer, on ne détaille pas la vie « familiale » du monstre Lado, pour quelle raison ce triangle amoureux reste ainsi, la relation dO avec sa mère nest pas traitée&). Bref, le scénario nous propose des ébauches de trames secondaires qui ne demandaient quà être approfondies pour rendre les personnages attachants, il nen est pourtant rien. De ce fait, on se retrouve avec un script basique et sans prise de tête. Le seul atout restera sans doute loriginalité de la narration, voix-off dO nous annonçant que « ce nest pas parce que je vous raconte cette histoire que je suis forcément vivante à la fin », au point de se retrouver avec un final étonnant et réussi. Savages nest dont quune fiction de plus avec la drogue comme sujet, mais la raconte de manière extravagante et sans pudeur (quelques moments érotiques, des séquences atteignant une violence extrême comme une décapitation par tronçonneuse ou supplice à mort avec Sil gauche qui pendouille de lorbite) que lon se demande si le film se prend au sérieux. Et dans un sens, cest bien mieux comme ça : Savages est un divertissement, rien dautre ! Même si le scénario nest pas exceptionnel, il est heureux de voir que le film annonce le retour de Stone sur un point : la mise en scène. Avec Savages, on retrouve le réalisateur sous amphétamine de Tueurs nés, qui raconte donc cette histoire avec style. Mélange de plans hautement colorés (pour le côté « californien ») au séquences (étonnament) en noir et blanc, zooms distinctifs, caméra de travers, ambiance érotique pour les scènes adéquates, aucune pudeur question violence (que lon dévoile ou non ce qui se passe, lhorreur de quelques séquences saute aux yeux !), trip hallucinogène (des plans lumineux et floutés), montage parfois humoristique (la scène de léchange vue de deux manières : celle rêvée par la narratrice suivie par la véritable séquence)& Avec Savages, Stone ne renouvelle peut-être pas le genre, mais arrive à prouver quil en a encore sous le capot et quil se sert de cette mise en scène dégénérée pour contourner les clichés (encore une fois, jen reviens au final, où pour une fois, tout est bien qui finit& pour tout le monde, même le grand salaud de lhistoire !). Là-dessus, Savages est une belle réussite. Le film peut également compté sur une distribution intéressante, mélangeant les célébrités daujourdhui au stars dune époque. Ainsi se côtoient Blake Lively, Taylor Kitsch, Aaron Johnson, Salma Hayek, Benicio Del Toro et John Travolta entre autres. Pour les premiers, le jeu dacteur est fort honorable, même de la part de Kitsch, qui semble bien plus professionnel que dans ses films précédents (dont John Carter |
![]() | publié le 23/09/2012 Jason Bourne : l'héritage Tout comme Sony avec The Amazing Spider-Man (reboot permettant à la firme de continuer la récolte des chiffres du box-office par nimporte quel moyen, ainsi que de garder les droits dadaptation), Universal poursuit la saga Jason Bourne& sans Jason Bourne (cela en étonne encore certains). Pari fou, en effet, que se sont donnés la production et Tony Gilroy, scénariste des films précédents qui porte ici la casquette de réalisateur pour user de cet héritage comme il se doit. Un héritage qui se révèle être très lourd à porter& (ATTENTION, SPOILERS !!) Pour que les fondateurs dOutcome, une branche de Treadstone, puissent continuer leurs activités après les révélations faites par Jason Bourne, le colonel Byer donne lordre deffectuer un grand nettoyage : éliminer les agents du projet, des super soldats dopés aux médicaments, pour tout recommencer à zéro. Seulement, lun deux survit. Il sappelle Aaron Cross. Même sans Jason Bourne, Tony Gilroy veut nous prouver que la saga en a encore de la fraîcheur. Dailleurs, le protagoniste ne cherche pas à se venger du système, mais tente plutôt de retrouver des médicaments dont il est devenu dépendant. Voici donc lenjeu de cet héritage& Si le scénario se place dans la continuité de la saga (évocation de Treadstone, retour sur lassassinat de Simon Ross à Londres, larrestation dAlbert Hirsch et de Noah Vosen&), il ny a pourtant pas sa place. Les Jason Bourne ont toujours été des films énergiques, où il se passait toujours quelque chose durant 1h50. Là, les personnages ne font que parler, et parler, et parler& laissant peu de place à laction (seulement 3 4 scènes pour 2h16). Je veux bien croire que léquipe ait voulu un script plus travaillé, mais lensemble savère bien trop bavard, complexe au point de perdre le spectateur (on parle de virus, dagents surdéveloppés, de blablas scientifiques et politiques&) et pas du tout approfondi, nous réservant tout un lot de longueurs, de flashes-back et de séquences (comme linterrogatoire psychologique du Dr. Martha Shearing) en tout point inutiles. Bourne était travaillé, Cross nest là que pour faire joli (pour preuve, le fait de connaître sa véritable identité napporte rien à lhistoire, juste pour entamer une relation avec sa protégée comme dans tout bon produit hollywoodien)& Et pour info, le titre anglais (The Bourne Legacy) à beau reprendre celui du quatrième livre (traduit par La Peur dans la Peau, la saga étant reprise par Eric Van Lustbader), il nen suit aucunement la trame. Mais cest du point de vue technique que la comparaison avec les trois premiers films savère mortelle. Car avec peu de scènes daction, il ne fallait en aucun cas gâcher ces dernières. Surtout si lon succède à Paul Greengrass (La Mort dans la Peau, La Vengeance dans la Peau). Et malheureusement, Tony Gilroy ne lui arrive jamais à la cheville de son talent à donner de lénergie, du punch. Pour rappel, Greengrass avait révolutionné la course-poursuite cinématographique avec celle de Moscou dans La Mort dans la Peau. Dans Jason Bourne : lHéritage, ça manque cruellement de panache ! Tirer sur un drone, abattre de manière spectaculaire mais bien trop rapidement des agents dans une grande maison, séchapper dune usine de médicaments, ou bien une poursuite sur les toits et en moto& Les seules séquences daction qui méritaient dêtre travaillées et qui se retrouvent finalement bâclées au possible, filmées de manière scolaire et montées sans aucune énergie (un montage des plus hachés qui se dévoile dès les premières minutes, sautant du coq à lâne question scénario). Sans montrer la moindre once de spectaculaire (comme la poursuite à moto dans les rues de Melville). Sans compter que la musique de James Newton Howard, contrairement à celle de John Powell, naide pas le spectateur à se captiver pour ces séquences, étant bien trop classique et discrète. Bref, on ose sennuyer alors que ça bouge& Jason Bourne : lHéritage peut tout de même compter sur des eff |
![]() | publié le 21/09/2012 Following, le suiveur À ne pas sy méprendre : Memento a beau être considéré comme le premier film de Christopher Nolan à avoir connu un grand succès, il nen reste pas moins son second long-métrage. Quid de son premier ? Following, film méconnu du public qui, pourtant, a reçu de nombreux prix et qui vient juste de ressortir en dvd à loccasion de The Dark Knight Rises mérite tout autant le coup dSil. Retour donc sur la première Suvre du réalisateur britannique ! (ATTENTION SPOILERS !!) Comme on le verra par la suite, Christopher Nolan a le chic pour nous compter des histoires qui sortent de lordinaire, avec pour décors un réalisme indiscutable. Following néchappe donc pas à la règle : Bill, un jeune écrivain en manque dinspiration, décide du jour au lendemain de prendre en filature des passants, des inconnus. Jusquà que sa nouvelle cible, un certain Cobb, le remarque et le persuade de devenir un cambrioleur, tout comme lui. Franchement, on ne sait vraiment pas trop comment prendre ce scénario, tant le sujet semble inintéressant. En effet, qui peut vraiment se soucier de deux personnes quelconques qui sintroduisent dans les maisons, prennent leur temps pour faire leur coup pour finalement partir comme si de rien nétait. Coups auxquels sensuivent des conversations qui ne semblent être là que pour combler un scénario vide de sens. Et pourtant, il ne sagit que de la partie émergée de liceberg puisque, comme nous le confirmera Nolan dans ses films, les scripts se révèlent être dune remarquable intelligence. Et Following le démontrait déjà avant Memento ! Car ce film nest pas une sorte de documentaire sur le cambriolage, mais bien une sorte de petit thriller intelligemment écrit, usant dun étrange postulat pour mettre en scène un complot contre le personnage principal (Cobb, se présentant comme un cambrioleur, nest en réalité quun tueur au service dun mafieux à la recherche dun bouc émissaire pour lui attribuer lun de ses crimes). On pourrait reprocher à ce Following un manque démotion et dune profondeur plutôt ambigüe pour le protagoniste. Mais il se contente dun scénario surprenant, captivant et grandement intelligent. Rien que ça ! Et comme tout film de Nolan, Following est monté de manière propre au réalisateur (ne suivant aucune logique chronologique). Lintérêt dun tel procédé fourni son lot de questionnement sur son intérêt, tant cela napporte rien à lensemble. Jusquà ce que lon se rende compte que le film est un enchaînement de faux-semblants (lorigine du cocard de Bill, sa relation avec la « blonde », pourquoi semble-t-il vouloir passer à laction en prenant dénormes risques&). Bref, malgré son papier peu engageant, Following se révèle être un véritable divertissement de réflexion, qui permet au spectateur de se poser continuellement des questions sur le devenir des personnages, sur ce qui sest passé ou va se passer, et ce grâce à un montage travaillé à la perfection (entièrement au service du scénario). Ajoutons à cela des musiques hypnotisantes, un casting honorable, une magnifique photographie et traitement en noir et blanc, offrant beaucoup de charme à ce « film noir ». Memento a eu la maladresse dêtre le premier véritable succès de Nolan, écartant doffice ce Following. Même si ce dernier ne lui arrive pas à la cheville, il en reste pas moins un véritable bijou cinématographique (du point de vue scénaristique et mise en scène) qui à (enfin) loccasion dêtre découvert pour un plus large public, et qui mérite amplement sa place aux côtés de Memento, Insomnia, Le Prestige, la trilogie de The Dark Knight et Inception. Dans la filmographie de son auteur, quoi ! |
![]() | publié le 12/09/2012 Des hommes sans loi Des hommes sans loi pourrait bien être une sorte de consécration pour le réalisateur australien John Hillcoat, reconnu depuis son western The Proposition et ladaptation de La Route (de lauteur Cormac McCarthy), qui fut en compétition au Festival de Cannes avec ce film de genre. Finalement rentré bredouille, le film sest fait tout de même connaître, et ce grâce à ses têtes daffiche et le fait dêtre un long-métrage de gangsters, genre très apprécié du cinéma et qui na pas eu de véritable « titres » depuis quelques temps (malgré un très bon Public Enemies). Que vaut alors Des hommes sans loi ? (ATTENTION, SPOILERS !!) Daprès une histoire vraie, le film nous propulse en pleine Prohibition (plus précisément en 1931), dans le comté de Franklin en Virginie. Un état célèbre pour sa production dalcool de contrebande, qui a connu lâge dor des trois frères Bondurant. Nous suivons donc le parcours de cette famille, plus particulièrement le plus jeune (Jack), ambitieux et impulsif, voulant lancer le trafic de ses frères à un niveau denvergure, et ce malgré la réticence de laîné, Forrest, qui ne pense quà protéger sa famille. Mais leur destin va changer à larrivée dun agent fédéral des plus cruels, qui va leur donner une chasse sans merci. Malgré un changement radical de décor (la ville laissant la place à la campagne), le scénario se montre tout bonnement classique des films de gangsters : une histoire de famille soudée, de trahison, de corruption (la police et le shérif), de règlements de comptes, damour difficile (ici, les Mormons sont à lhonneur), de vengeance et autres fusillades et postures mythiques (debout au bord de la voiture, chapeau vissé sur le crâne, le regard en arrière, la mitraillette Thompson pointée vers le haut). Bref, Des hommes sans loi na nullement lintention de réinventer le genre scénaristiquement, mais plutôt lintention den faire partie. Malheureusement, cest en sortant du lot quun film arrive à être grandement remarqué, ce qui nest pas le cas de ce long-métrage, qui pourtant nous propose des personnages grandement travaillés (le jeune frère aux grandes ambitions, laîné qui croit dur comme fer à son statut dintouchable, la Mormon rebelle&). Même constat du côté technique. De très beaux costumes, véhicules et accessoires, mais rien de bien exceptionnel à regarder, avec une très grande impression de déjà-vu. Un sentiment qui aurait très bien pu être évitable si le film aurait pu être un brin palpitant. Même si quelques scènes font preuves dune grande efficacité et de tension (Jack se faisant tabasser par lagent, Forrest défendant Maggie, la nouvelle venue ; la fusillade orchestrée par Floyd Banner&), le film narrive pas vraiment à décoller, à trouver la puissance nécessaire lors de certaines séquences (la fusillade finale en est le parfait exemple !), et ce malgré une violence visuelle étonnamment poussée (égorgement, castration, bastons un peu trop réalistes, poignard dans le dos &). Daccord, Des hommes sans loi se voulait être un drame familial. Mais en lisant le papier, le long-métrage se voyait également comme un grand divertissement. Et du côté du « palpitant », ce nest pas vraiment ça& Encore une fois à cause dun grand classicisme. Mais fort heureusement, Des hommes sans loi reste un bon film. Et cela il le doit à son casting prestigieux (en plus dun certain suspense et des personnages vraiment intéressants). Shia LaBeouf prouve, une fois de plus, quil peut endosser la peau de protagonistes de réelles envergures, loin de Louis Stevens (La Guerre des Stevens) ou de Sam Witwicky (la saga Transformers). Quant à Tom Hardy, il prouve une fois de plus son talent et le fait quil soit un nom sûr sur lequel peut compter un film (après Bronson, Inception, La Taupe et The Dark Knight Rises). Guy Pearce est tout bonnement excellent en agent Charlie Rakes, sadique, cruel et excessivement coquet. Mia Wasikowska et Jessica Chastain sont rayonnantes. Bref, des acteurs irréprochabl |
![]() | publié le 07/09/2012 The Secret Après deux films dhorreur, dont lun a marqué les esprits par son gore extrême (Martyrs), le réalisateur français Pascal Laugier sattaque cette fois-ci au cinéma américain (toujours dans lhorreur) avec The Secret, un film qui sest fait beaucoup connaître ces derniers jours par une promo plutôt efficace. Surtout que laffiche nous signale qu « on na pas été aussi bluffé depuis Sixième Sens ! » Alléchant, donc ! Mais est-ce bien mérité ? (ATTENTION, GROS SPOILERS !!!) Cold Rock, petite ville minière des Etats-Unis, est marquée depuis des années par de nombreuses disparitions denfants, qui nont jamais été retrouvés. On raconte même que tout cela est lSuvre dune mystérieuse personne (ou même créature!) que les habitants appellent le Tall Man (d'où le titre original). Pour dautres, il ne sagit que de légendes urbaines. Ce qui est le cas de Julia. Mais son avis va vite changer quand son fils David se fait enlevé sous ses yeux. Ny aurait-il pas du Stephen King dans tout cela ? Même si le film ne sinspire daucune Suvre du maître littéraire, le fait quil est servi de référence se sent pleinement (jusquau nom de la ville, Cold Rock rappelant Castle Rock). Pour preuve, le film nous plonge aussi sec dans une ambiance plutôt pesante, avec des faits autour des enlèvements et du Tall Man, instaurant ainsi du fantastique (comme chez King). Mais au fur et mesure que la fin approche, il est étonnant de voir que le film ne flirte aucunement avec le paranormal. Pas de drôles de bestioles ou démons enlevant des enfants pour une raison quelconque. Mais plutôt (et voici le spoiler qui révèle la fin, VOUS VOILA PREVENU !!) une femme (en loccurence Julia) qui enlève ces jeunes personnes, juste pour les retirer de la misère de Could Rock pour que son mari (que lon croyait bien entendu mort), les revende à dautres familles, plus aisées, qui puissent leur offrir un cadre de vie meilleur. Une révélation finale inattendue, certes. Une révélation qui sort des sentiers battus, pas de doute ! Mais au final, on sort de la salle tout de même déçu, nayant pas eu notre dose de paranormal. Surtout que lenchaînement de twists scénarisitiques entraîne lhistoire dans plusieurs directions, perdant ainsi le spectateur dans son raisonnement propre. Malgré un personnage principal travaillé sur le coup, un risque scénaristique évident (lhistoire change souvent de point de vue, jusquà ce que lon accepte finalement le sort des enfants comme une bénédiction, ce qui est tout de même dérangeant) et un suspense flagrant (un ensemble très intrigant), lhistoire est bien trop surprenante pour quelle soit acceptée à sa juste valeur. Vraiment dommage car The Secret confirme le talent de réalisateur et de scénariste de Pascal Laugier. Quon laccepte ou pas, il faut bien avouer que le scénario est une véritable trouvaille. Et question mise en scène, le Français na rien à prouver ! Bien entendu, on reste dans le standard des films d'horreur (chien qui surgit soudainement, musique absente quand il va se passer quelque chose, mouvements brusques&), mais lensemble se montre grandement efficace, aussi bien dans langoisse que dans lintérêt, le film étant au combien palpitant de bout en bout. Grâce au scénario (malgré ses défauts) et une atmosphère plus que maîtrisée. Petit bémol du côté de lannonce des acteurs et du titre : une sorte de générique bien trop haché, gâché par une police grotesque et une musique de fond un peu trop « tonitruante ». Quant au casting, il se montre tout à fait honorable, allant jusquà prendre William B. Davis, le mythique homme à la cigarette de la série X-Files (qui aurait justement pu être une preuve que le film flirte avec le fantastique et/ou une histoire de complot). Un film surprenant mettant une Jessica Biel surprenante. Et pour cause, jamais la comédienne navait joué brillamment (en même temps, les films dans lesquels elle figurait au générique ne sont pas grandement mémorables). Dans The Secret, on sent que l |
![]() | publié le 07/09/2012 Premium Rush Premium Rush, nouveau film du scénariste David Koepp, connu pour son travail sur de nombreux films hollywoodiens (les deux premiers Jurassic Park, La Guerre des Mondes de Spielberg, Indiana Jones 4, Spider-Man, Mission : Impossible&), qui sétait déjà attelé au travail de réalisateur (notamment avec Hypnose et Fenêtre Secrète). Ici, Koepp désire suivre les traces de John McTiernan qui avait fait de New York (grâce à sa mise en scène et un scénario malin) un vaste terrain de jeu dans Une Journée en Enfer. Le divertissement de Koepp est-il de taille ? (ATTENTION, SPOILERS !!) Le film sintéresse aux coursiers à vélo qui risquent leur vie (on peut vraiment le dire !) dans les rues de Manhattan. Plus particulièrement à Wilee, jeune casse-cou qui va se retrouver pourchasser par un flic ripou qui désire récupérer le colis que le coursier doit livrer en temps et en heure. Franchement, cest très sympathique de se plonger dans le milieu des coursiers à vélo. Encore fallait-il avoir un scénario qui puisse nous y aider. Hors, le script de Premium Rush est aussi minable quinexistant ! Un coursier qui, au lieu de sauver sa vie, décide de la risquer en livrant son mystérieux colis (un simple ticket qui vaut beaucoup dargent, soit dit en passant), avec à la clé des problèmes « affectifs » qui concernent (comme par hasard) une « collègue » sexy, une rivalité avec un autre coursier qui va se faire voir pendant une course improvisée et inévitable en plein milieu du film (pour une durée de 10 minutes si ce nest plus !)& sans compter que les personnages nont pas eu le droit dêtre travaillé un seul instant ! Bref, du déjà-vu hollywoodien ! Et même, le scénario veut se montrer dactualité en infiltrant dans ses lignes quelques sujets polémiques (« Cest la crise pour tout le monde, donc chacun pour soi », les relations entre la Chine et le Tibet) mais ajoutés de manière tellement anecdotique et pitoyable que lon rigole à leur écoute plutôt que de se dire « Ah ouais ! Cest du film engagé, ça ! ». Même le méchant de lhistoire se montre ridicule au possible avec ses menaces à deux balles, son caractère psychotique dont on se serrait bien passé et la raison quil soit lantagoniste du film (endetté par des jeux dargent, donc je dois voler pour remboursé& du déjà-vu aussi !). Bref, un film qui se veut être un pur divertissement, rien dautre. Mais là encore, Premium Rush déçoit grandement ! Un fait qui se résume tout simplement par le fait que David Koepp est scénariste (quoique sur ce film&) et non réalisateur. En effet, au lieu de nous sortir une mise en scène personnelle qui lui aurait sans doute aidé de faire apprécier son film, il pompe sur dautres références du genre, sans jamais les égaler. Pour preuve, la nervosité des plans dun Fast & Furious, faire de New York un terrain de jeu comme dans Une Journée en Enfer, le GPS virtuel aperçu dans LAttaque du Métro 123 (dont Koepp avait participé au scénario), Wilee analysant des situations tel le Sherlock Holmes de Guy Ritchie, un début qui retourne en arrière à la Memento& Rien de ce que jai vu dans ce film ne paraissait neuf et surtout bien plus élaboré que dans ces références. Même, en se voulant être une sorte « dhéritiers » de Tony Scott (par la nervosité des plans), le film ne parvient jamais à divertir comme il se doit, à cause de cette mise en scène qui narrive pas à décoller un seul instant. La faute à des scènes daction peu exaltantes pour ne pas dire ennuyeuses et grotesques (des pirouettes anecdotiques, un final raté qui prend la forme dune flash mob au lieu du course-poursuite mémorable, le héros descendant de son vélo en marche pour se laisser glisser sous une remorque de camion&), avec en plus des flashes-back vraiment inutiles (qui reviennent sur le « pourquoi » et le « comment » de ce qui se passe) qui gâchent au possible un rythme déjà pas terrible. Quant aux acteurs, on ne pouvait espérer mieux (ironique daprès vous ?). Rien à dire sur Joseph Gordon-Levi |
![]() | publié le 04/09/2012 Millénium 3 - La Reine dans le palais des courants d'air Ce troisième et dernier opus de la célèbre saga littéraire suédoise sortait en salle fin juillet 2010, soit seulement un mois après celle du second. Et comme ce dernier, cette suite se présentait aux spectateurs comme une sorte de « résumé » de la série télévisuelle, forme sous laquelle Millénium sétait présenté en Scandinavie. Ce Millénium 3 arrive-t-il donc à donner une conclusion digne de ce nom ? (ATTENTION SPOILERS !!) Après avoir échappé de peu à la mort, Lisbeth Salander se retrouve à lhôpital dans un piteux état, devant subir laffront de nombreux chefs daccusation qui pèsent toujours sur elle. Mais en parallèle, Mikael Blomkvist continue son enquête pour permettre linculpation de son amie en tentant de mettre à jour des activités illicites de services secrets, dont la vie de Lisbeth est étroitement liée. Nayant pas encore lu le livre (ni le deuxième), je regarde donc ce troisième opus en le comparant à ces deux prédécesseurs. Et il est regrettable de remarquer que le résultat savère être à lidentique. Pour le premier, je me suis plongé dans le bouquin, et je me suis donc rendu compte que sa première adaptation nétait en réalité quun résumé de lintégralité de la trame, omettant des détails pourtant repris dans le remake américain (qui ont lui ont dailleurs permis dêtre meilleur sur ce point). Mais il fallait bien admettre que le tout se laisser suivre avec un plaisir certain, et ce grâce à son casting, son ambiance et son rythme. Le second film, malheureusement, perdait en qualité à cause dune mise en scène inexistante, le scénario étant du même statut que son prédécesseur. Et donc, pour ce troisième épisode, il est une fois de plus navrant de constater que lhistoire ne semble être quune version courte du livre, ne nous montrant que les faits importants et oubliant pourtant ce qui fait la force du duo Salander / Blomkvist : ses relations. Depuis le début de la saga suédoise, on a bien du mal à percevoir les sentiments que ressent Lisbeth à propos de Mikael, alors que le premier livre (et donc la version de Fincher) insistait pas mal sur ce point. Il nest donc pas étonnant de voir ce film se terminer de manière classique, sur un « Merci. À bientôt » prononcé sans émotion par Lisbeth (jespère que la fin du livre est bien plus étoffée !). En clair, le scénario de Millénium 3 se montre comme celui des opus précédents : intéressant à suivre du point de vue de lenquête malgré quelques blablas dont on se serait bien passé, mais qui manque sincèrement de profondeur (aussi bien sur les détails que sur les personnages). Autre défaut que ce troisième film reprend au second : sa mise en scène. En effet, Millénium 3 ne cache en rien son statut dadaptation faite pour la télévision, et ce à cause dune mise en scène des plus scolaires et une photographie bien plate. La caméra ne fait que fixer les acteurs sans se risquer de styliser une quelconque ambiance, ce film en manquant cruellement comme Millénium 2. Sans compter que cest à cause de cela que le scénario ne dégage aucune émotion (les musiques étant quasi inexistantes), ni même une dose dadrénaline quand il le faut (le face-à-face final entre Lisbeth et son demi-frère). Avec un travail artistique bien plus conséquent, les deux derniers Millénium auraient pu arriver à la cheville du premier. Fort heureusement, Millénium 3 nest pas un film raté, loin de là ! Il se montre être une adaptation certes scolaire de lSuvre de Stieg Larsson, mais réussie dans le sens où on la regarde avec intérêt, avec une histoire qui nous attire (rien que le procès de Lisbeth vaut le détour, même si sa tenue vestimentaire reste encore un mystère à mes yeux) et un casting toujours au top, malgré une VF bien trop inégale (des personnages comme la sSur de Mikael, Annika Giannini, rendue sur le coup « tête à claques » par sa voix). Après une telle aventure, il nest pas étonnant de voir les carrières de Michael Nyqvist et de lexcellente Noomi Rapace sétendre à linternati |
![]() | publié le 31/08/2012 Fame Après Hairspray et avant Footlose et le futur Dirty Dancing, ce fut au tour de la comédie musicale Fame (sortie en 1980) davoir droit à un remake pour notre récente génération, fin prêt pour sortir dans nos salles. Seulement, les remakes nont jamais été bien vus et pourtant, il fallait reconnaître à Hairspray sa fraîcheur et son statut dommage au film de lépoque de Grease. Est-ce que ce Fame version 2009 vaut-il autant le détour ? (ATTENTION SPOILERS !!) Durant tout le film, nous suivons un groupe de jeunes chanteurs, danseurs et autres comédiens à la High School of Performing Arts de New York et vivons ainsi leurs envies et déboires artistiques. Le Fame original ne brillait pas spécialement pour sa narration. En effet, on nous balançait ainsi des personnages quelconques, sans que lon sache grand-chose sur eux (dailleurs, on nen savait pas plus par la suite&), que le spectateur devait accompagner durant trois années de leur vie à cette prestigieuse école, multipliant les ellipses qui déstabilisaient ce dernier. Ce remake reprend malheureusement ce défaut, avec des ellipses encore plus brutales qui sont dues à la faible durée du film (on troque 2h15 pour 1h45). Le Fame original avait néanmoins le mérite de parler des différences sociales entre les étudiants en mettant largement de côté les séquences chorégraphiées, ce qui faisait dailleurs une partie de sa renommée. Pour cette nouvelle version, cette moralité propre à loriginal a totalement disparu ! On se retrouve donc avec une mauvaise copie scénaristique du premier long-métrage, se présentant donc comme un simple film au scénario plutôt plat. Mais à la vision de la bande-annonce, il était évident que le but de ce remake était de moderniser Fame. Et de ce côté-là, on peut vraiment dire que le film réussit son but haut la main. Dailleurs, si le scénario reprend en partie les mêmes personnages et situations, le film évite de nous livrer des chansons des 80s pour nous offrir à la place des musiques bien plus récentes (hip hop, RnB&). Cest loin dêtre marquant, mais au moins, on sent que léquipe a voulu inscrire leur film dans une époque précise pour que celui-ci trouve son chemin et son propre public, pour séduire notre génération. Des chansons inédites nous sont donc proposées ici ! Le seul titre repris est bien sûr le mythique « Fame » dIrene Cara, malheureusement modernisé au possible (et donc abominable à écouter, rappelant une future reprise de « Time of my Life » par les Black Eyed Peas&) et fort heureusement placé que durant le générique de fin (alors que dans le film original, la chanson trônait en plein milieu pour mettre en scène une scène de danse dans la rue). Bref, Fame se veut être une reprise moderne et on ne peut lui reprocher cela, apportant ainsi beaucoup de fraîcheur à cette histoire « culte » Rassurez-vous, contrairement aux affiches et bandes-annonces, ce film na rien dun High School Musical. En effet, ce Fame se révèle être un film qui se prend pleinement au sérieux, ce qui lui procure une certaine monotonie mais également une ambiance nostalgique plutôt appréciable. Question mise en scène, cest un peu trop scolaire mais efficace lors des (trop rares) séquences chorégraphiées, dont celle du spectacle de fin dannée. Et puis, on ne peut pas dire que les acteurs soient mauvais non plus. En clair, ce remake est ce quaurait était le film originale sans sa chanson culte et son exposition des différences sociales. Fame version 2009 nest donc, en réalité, quun simple lifting regardable mais point mémorable dun des piliers de la comédie musicale. Il ny plus quà espérer que Kenny Ortega saura faire quelque chose avec la reprise de Dirty Dancing, même si lon appréhende le résultat& |
![]() | publié le 30/08/2012 Twilight - Chapitre 4 : Révélation 1ère partie Diviser le tome final dune saga littéraire, cela relève-t-il du but purement commercial ou bien de faire plaisir aux fans ? Bien que certains aimeraient répondre que cela leur permet de vivre laventure plus longtemps, en deux films, il est évident que cette nouvelle mode des « 2 parties » ne cible que le box-office. Et il est dommage de constater que ce procédé se montre inégal. Prenons Harry Potter : après une première partie très profonde mais au combien molle et sans magie, la seconde se révélait être à la hauteur de nos attentes, finissant la saga en beauté malgré une trop faible durée. Là, cest au tour de Twilight de subir cette division. Quen est-il de cette « Partie 1 » du quatrième tome ? (ATTENTION SPOILERS !) Enfin, Bella et Edwards se marient ! Enfin, Bella et Edwards vont vivre leurs premières nuits « sensuelles » ! Enfin Bella et Edwards vont subir les conséquences de la vie (Bella enceinte) ! Bref& Enfin, on se rend compte quun film Twilight, et bien, cest sans intérêt. Limite, on pouvait donner une raison aux trois autres films : le premier de nous présenter cet « univers » (pour ceux qui ne connaissent pas les livres), le second de mettre en scène le personnage de Jacob (bien que ce film soit ennuyeux à mourir), et le troisième de tenir quelque peu en haleine avec une bataille finale amusante. Mais là& Franchement, qui aurait envie de voir un film de vampire (appelons cela ainsi&) qui, pendant 1h52, vit son mariage, sa nuit de noce et ses craintes de futur père en plus de la vision de voir sa femme mourante (du fait davoir un bébé inhumain qui la « ronge » de lintérieur). On se marie : waouh ! On couche ensemble (à croire que la promo du film ne comptait que là-dessus) : waouh ! On a un enfant : waouh ! Voilà à quoi se résume ce film& En clair, ceux qui sont à la recherche de sensation forte, de moments denvergure, et bien, ils se sont grandement trompés dadresse ! On pensait avoir atteint le summum de lennui et du « sans intérêt » avec le deuxième opus. Ce dernier vient de se faire battre haut la main ! Et le pire dans tout cela, cest quil sagit dune première partie. Comme pour Harry Potter, je me dis quun seul film (pour adapter le dernier tome littéraire) aurait largement suffi. Pourquoi ne pas avoir abrégé ce trop long passage pour le présenter sous forme dellipse directement dans la seconde partie ? Pour vous dire donc que ce quatrième film Twilight est vraiment inintéressant, mortellement ennuyeux, au combien énervant. Oui, énervant car dans sa seconde moitié (les douleurs de Bella chez les Cullen), le long-métrage met en place pendant une bonne demi-heure de blabla un combat entre vampires et loups (servi par des effets spéciaux de faible qualité) qui, finalement, ne durera quà peine trois minutes. Mais sil ny avait que ça& Pour ce quatrième film, nous avons donc un quatrième réalisateur ! Après Catherine Hardwicke, Chris Weitz et David Slade, cest au tour de Bill Condon (scénariste de Chicago et réalisateur de Dreamgirls) de sy coller. Et il sagit sans nul doute du plus mauvais choix de la saga ! Hormis un Chris Weitz qui tournait pendant une minute sa caméra autour de Kristen Stewart pour nous faire comprendre le désarroi de son personnage, Condon na pas de talent pour filmer. Il pose tranquillement sa caméra, « regarde » les acteurs, et cest tout ! Mise en scène purement scolaire, rendu au combien ridicule par quelques essais lors de séquences (normalement) marquant de la saga. Je pense notamment à laccouchement de Bella, qui au lieu de nous faire partager la souffrance de la jeune femme et le grand stress dEdward et de Jacob, on se retrouve avec une scène saccadée au montage, hystérique au niveau des plans, à la musique inadaptée (dailleurs la bande-originale dun Twilight na jamais été un bon exemple de qualité)& Bref, cest tout simplement grotesque ! Sans compter quenfin, les acteurs commencent à perdre tout espoir en ce long projet de cinq films, en jouant co |
![]() | publié le 23/08/2012 Date limite Date Limite, ou bien lentre Very Bad Trip pour le réalisateur Todd Phillips qui, en attendant de peaufiner la seconde mésaventure de nos compères de Las Vegas, décida de faire une sorte de break en nous livrant une autre comédie, pour nous faire patienter. Et en nous offrant un duo de choc (le génial Robert Downey Jr. associé au jouissif Zach Galifianakis, justement découvert dans Very Bad Trip), on ne peut que se jeter sur cette juteuse occasion. Encore faut-il que le résultat soit à la hauteur des espérances ! (ATTENTION SPOILERS !) Dans cinq jours, Peter Highman va devenir père. Cest largement assez pour lui permettre de sauter dans un avion et ainsi retrouver sa femme à Los Angeles. Mais lorsquil croise la route dEthan Tremblay, un acteur à la recherche de reconnaissance, accompagné de son chien et dune boîte de café dans laquelle son enfermées les cendres de son père, à laéroport, ce simple trajet va très vite devenir un véritable enfer. Car si limportant est darriver à temps pour laccouchement, arriver en un seul morceau devient également la priorité ! Sur la base scénaristique, on sent aussitôt la patte de Todd Phillips. À savoir une simple personne devant faire face à des situations complètement loufoques (arrêt chez un dealer, « baston » avec un gosse, course-poursuite avec la douane dans une caravane improvisée&) et surtout invraisemblables, et ce à cause de la présence dun seul homme ! Une sorte de Dîner de Cons à laméricaine (je ne parle pas, bien sûr, de The Dinner, épouvantable remake !). Et si cela marchait pour Very Bad Trip (le film était dune drôlerie sans pareil), la sauce ne prend plus autant avec Date Limite. Il faut bien dire que le film ne se montre tout bonnement pas aussi drôle que lépopée à Vegas. On pourrait même dire que nous avons-là une comédie bien trop sobre pour le réalisateur de Very Bad Trip, avait des gags qui ne font pas autant mouche ou qui sont tout simplement abjects (Ethan se masturbant aux côtés de Peter pour dormir comme un gros bébé, Ethan gerbant toutes ses tripes sur une blessure par balle involontaire&), et ce malgré une mise en scène efficace (quand il le faut, comme pour laccident, la course-poursuite ou encore le « combat » avec le mec en fauteuil roulant). Bref, on est plus étonné par ce qui se passe que mort de rire. Heureusement que le casting rattrape le tir ! On peut parler de la participation de Jamie Foxx (sa prestation classique suffit amplement) et de Juliette Lewis (rayonnante en dealer), ainsi que de Michelle Monaghan (le fait quelle soit une nouvelle fois en couple avec Downey rappelle un certain Kiss Kiss Bang Bang, mais lactrice ny est pas aussi pétillante), mais cest surtout sur le duo quon va sattarder. Un tandem formé par un Robert Downey Jr. qui, pour une fois, nest pas le comique de service et nous livre une prestation intéressante (comme si Tony Stark navait pas dhumour mais plutôt un sale caractère) ; et un Zach Galifianakis égal à lui-même, son rôle se rapprochant de celui dAlan dans Very Bad Trip, le tout joué avec une justesse vraiment rare dans ce genre de film. Vous laurez compris, Date Limite est bien plus un divertissement regardable et nous offrant un duo dacteurs alléchants quun orgasme zygomatique. Si vous voulez éviter à tout prix la déception, regarder ce film avant Very Bad Trip ! Sinon, vous devriez vous rendre compte que Date Limite est une comédie bien américaine bien trop sage alors que sur le papier, le contraire nous était promis& |















