Shinigami
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L'Orphelinat
Décidément, le cinéma fantastique fait vraiment les yeux doux à l'Espagne, considérée à juste titre comme la « terre promise » du film de genre en Europe. Le générique de fin vient de se terminé, je me précipite alors sur mon clavier pour faire l'éloge de ce merveilleux film !
Pas d'effets spéciaux, pas d'horreur, juste un souffle froid qui nous parcoure le dos et nous glace le sang. L'histoire est certes "conventionnelle", mais quelle extraordinaire mise en scène! En plongeant dans l'histoire, en vivant la poursuite d'une mère à la recherche de son fils, on en devient déchiré par les angoisses des adultes tout en redécouvrant celles qu'on a connues durant notre enfance ! C'est l'ambiance du film qui nous immerge dans l'histoire, et l'histoire qui insuffle autant de réalisme au film& Dur de trouver les mots pour décrire un tel sentiment, car cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vécue (presque au premier sens du terme) un film comme ce fut le cas pour L'orphelinat.
Notons la fin qui est des plus ambigüe. En effet, ne vous attendez pas plus à découvrir une « happy end » qu'une « sad end » C'est une histoire d'interprétation, ou plus encore, de ressentis ! -
Monde de gloire
Dés les premiers instants, le ton est donné - Couleurs ternes, silence prolongé et scènes longilignes - engendrant des séquences affreusement insipides. Cependant, la première image que l'on a est presque insoutenable. Ainsi, la réaction du public est antagoniste à celle des protagonistes visiblement insensibles au portrait morbide qui se dresse devant eux. C'est comme cela qu'Andersson installe le malaise dans l'inconscient du spectateur, sentiment qui ne le quittera plus durant le quart d'heure que durera le court-métrage.
Par la suite, l'enchainement des scènes transmettra un message pessimiste sur la condition humaine à travers le témoignage de ce « courtier » qui lève le voile sur son intimité. Cette absence d'émotions qui s'amasse de scène en scène « déshumanise » littéralement l'espèce la plus évoluée. En effet, on est amené à se poser la question « Lorsque la société régit intégralement notre vie et que notre mort elle-même est anticipée, quel sens peut-on donner à l'existence ? ». Finalement, l'homme a annihilé l'humain. On s'emprisonne dans ce désir de stabilité perdant de vue l'essentiel ! De ce fait (pour en revenir sur l'analyse de Ravachol) un monde dénué d'art comme d'imprévu n'a plus aucune saveur, et si c'est le prix à payer pour avoir une place confortable dans les rangs, NON MERCI !!! On préféra alors une vie dissolue mais buvable& A l'aide de cette Suvre manichéenne, Roy Andersson conduira ses contemporains à se remettre en question. -
Le Temps des gitans
Un jour le cinéma demanda à la musique de l'épouser, et de leur union naquirent une multitude d'Suvres parmi lesquelles se distinguaient celles d'Emir Kusturica. Dans le temps des gitans, les musiques tziganes transcendent tant les émotions véhiculées que les situations burlesques. Cette bande son lance une sorte d'enchantement au spectateur qui se laisse alors porter tout au long du film par l'entrelacement de rythmes et de mélodies.
Le temps des gitans est, dans un premier temps, un joli hommage au peuple tzigane. Cependant, et malgré la légèreté dont le film fait preuve, le sujet évoqué - prostitution et trafic d'enfant - est grave. La scène exhibant le viol d'une prostituée amènera alors le spectateur et le personnage central du film à prendre brutalement conscience de l'horreur de ce monde mafieux. Poétique, dramatique et drôle, Kusturica sait aussi bien jongler avec les sentiments qu'avec l'enchainement des images et des musiques !
Un seul petit reproche à apporter, la non constance du protagoniste incarné par Davor Dujmovic - Perhan - auquel il est difficile de s'identifier. -
Forgotten Silver
Forgotten silver, faux reportage mais vrai moment de plaisir, retrace la vie pour le moins atypique de Colin McKenzie, réalisateur maudit et génie du cinématographe.
Ce film est un merveilleux témoignage damour au septième art, et permet de découvrir ou redécouvrir les différentes étapes qui bousculèrent lunivers du cinéma. Les images volontairement vieillies sont véritablement spectaculaires et paraissent parfaitement authentiques. Par ailleurs, un humour subtil distraira le spectateur et fera de Forgotten silver une Suvre véritablement agréable à visionner.
Sans plus de commentaires, je vous invite à vous faire votre propre opinion de ce petit bijou servis dune main de maitre par M. Peter Jackson. -
Le Labyrinthe de Pan
Merki Guillermo del Toro!
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