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Critiques de "The Social Network"

  • Une histoire bien ficelée qui nous permet de bien comprendre le pourquoi du comment des débuts de Facebook.
  • Un film maîtrisé de bout en bout, construit pourtant sur une succession de flashbacks et flashforwards articulés sur des séquences de conciliation judiciaire, d'une lisibilité extraordinaire malgré l'abattage des comédiens et les termes techniques employés. A l'image de l'excellente BO (Trent Reznor + Atticus Ross), l'oeuvre est brillante et lumineuse et transcende le simple biopic pour échafauder une sorte de panorama de la jeunesse actuelle, de ses codes, ses excès et déviances, ses idoles et son mode de fonctionnement chaotique. Chaque angle, chaque entrée et sortie de champ sont pensés et font sens, la trame entière se construisant dans des décors élaborés à l'extrême, plus ou moins ouverts sur l'extérieur à l'image de la psyché controversée du nerd absolu qu'est Zucherberg, partagé entre son seul ami, à la personnalité solaire, et le seul qu'il admire, le fantasque créateur de Napster. Plus qu'un biopic, la chronique d'un monde ancien qui s'effondre sous le poids de conventions et de valeurs dépassées et le récit d'une idée qui bouleverse la société.
  • Avec "The Social Network", Fincher nous offre LE film sur la génération de la communication virtuelle dont facebook est le symbole par excellence.
  • Un film passionnant sur l'histoire du créateur de Facebook. Ou comment le nerd le plus associable devient le créateur du plus grand réseau social. En réalité il n'y a aucune antinomie à cela. Le jeune garçon coupé des clubs d'étudiants d'Harvard trouve par ce réseau incroyable qu'il développe le moyen de vivre sur le net...Les acteurs sont merveilleux. La réalisation sans être nerveuse est électrique. C'est là l'apport de Aaron Sorkin, le maître des dialogues. Voilà donc la rencontre du maestro de la caméra et du maître des mots... Jesse Eisenberg en nerd froid et génial est plus que crédible... La force du film est de montrer l'origine d'un phénomène qui est encore en explosion. A ne pas manquer. Pour les fan de Facebook. Et les autres qui n'ont pu passer à côté du phénomène FB.
  • Qui ne connait pas aujourdhui le réseau social Facebook ? Personne. Connaissez-vous lhistoire de Facebook ? Plus ou moins. Et, bien David Fincher sest attaqué à « The Social Network » pour raconter le parcours et laudace de Mark Zuckerberg. Un projet fastidieux qui reflète la génération de nos jours.

    Existant depuis plus de cinq années, le cinéma est venu saccaparer du phénomène « Facebook » en sinspirant de la biographie non-officielle « La revanche dune solitaire » écrite par Ben Mezrich. Hollywood ne sait plus quoi inventer où tout ce qui peut fonctionner dans la vie, fait lobjet dune adaptation. Mais les producteurs ont pensé à David Fincher pour parfaire cette oeuvre sociale et la rendre plus intéressante quun simple biopic de nerds. Nous connaissons tous ce réalisateur hors-pair qui réalisa son « Fight Club » et y porta un regard cynique sur la vie sociale humaine, menée entre gourou et philosophie. Quant à « The Social Network », il propose une réflexion plus fine sur lévolution de nos relations sociales de ces dernières années.

    Tout dabord, David Fincher aborde la vie de Mark Zuckerberg, un étudiant de Harvard brillant, particulièrement doué en informatique. Mais le talent ne suffit pas à le rendre populaire. Sa vie sociale et amoureuse est quasi inexistante. Un soir, son amie lui donne rendez-vous dans un pub, elle lui annonce quelle le quitte et reproche son côté « nerds ».

    Décidément, ce mot ne passe pas très bien, on comprend bien la solitude et la désuétude de ce jeune homme qui avait bien commencé la conversation (rythmée, sautant dun sujet à lautre sans zapper le spectateur). Cette excellente introduction est une réussite, elle place le film dans une autre conversation tout aussi rapide et rythmée où lorsquil décide de pirater le trombinoscope de luniversité et programmer en quelques heures un site pour évaluer les filles du campus sur leur apparence. Dès lors, le jeune Mark se fait remarquer par lune des fraternités dirigée par deux jumeaux, dont la fortune est élevée. Ainsi, il a la tâche de les aider à développer leur « petit » projet mais lingéniosité et laudace prennent le dessus pour permette à Mark de devenir le Fondateur de « Facebook » !

    Aidé de son unique ami Eduardo Saverin, ils vont à eux deux étendre le nouveau concept aux autres universités du pays. Sensuit une aventure hors-du-commun, peuplée dinvestisseurs agitant des millions de dollars, de femmes superbes, de jumeaux de deux mètres qui accusent Mark Zuckerberg de plagiat et en veulent à sa vie. Alors que « Facebook » connait le succès, 22 000 connexions, lamitié entre Mark et Eduardo dégénère tout comme son cercle dami qui se réduit. Nous pouvons découvrir le procès de « Facebook » où se dresse un portrait douloureux du jeune milliardaire et taciturne Mark Zuckerberg.

    Puis, ensuite, la réalisation de David Fincher apporte beaucoup à la qualité du film, notamment limage (la scène de laviron) et la bande-son en parfaite osmose avec le film. Dailleurs, cette dernière a été composée par le célèbre Trent Reznor qui avait auparavant bossé sur lun des films du réalisateur, « Seven ». Elle peut être écoutée sur ce blog, les premiers morceaux nous transportent dans une musique très synthétique. Une ressemblance peut être notée avec celle du film « Requiem for a Dream ». Ces différents éléments nexistent que pour aider le réalisateur à faire avancer son intrigue, développer sa mise en scène et instiller quelques idées sur lascension de « Facebook ». « The Social Network » est encore plus passionnant car il invoque le parcours dun jeune homme esseulé, taciturne, incompris et isolé dans son monde de « geek » quil a crée pour une jeunesse éduquée par Internet.
    Le portrait de Mark Zuckerberg incarné par Jesse Eisenberg, sonne très juste entre le nerd surdoué, asocial et limpitoyable qui nhésiterai pas à écarter ses amis de la formule pour garder le pouvoir de ce quil a fondé. Ne tombant pas dans un cliché mal-intenti
  • Mark Zuckerberg, étudiant à l'université d'Harvard, crée en 2004 le site "thefacebook.com", un réseau social destiné dans un premier temps à Harvard puis à d'autres universités du pays. Suite au succès rencontré par le site (22000 connexion le premier soir !!), Facebook prend très rapidement de l'ampleur mais son créateur est accusé de plagiat, il aurait volé l'idée à d'autres étudiants d'Harvard.
    David Fincher adapte ici le roman de Ben Mezrich "The accidental Billionaires" ("La revanche d'un solitaire" en France) et en restitue une oeuvre passionnante, à savoir la genèse du réseau social le plus célèbre du monde (500 millions d'utilisateurs), vécu de l'intérieur, entre succès et désillusions, on découvre son créateur, un "nerd" associable, arrogant mais très intelligent. Un homme qui, obnubilé par sa création, va se mettre petit à petit tout le monde à dos, de sa petite amie, à ses amis, accusé de détournement de droits d'auteur et d'atteinte à la vie privé, c'est sous la forme d'un procès fleuve (entre-coupé de flash-back) que nous découvrons cette incroyable histoire, tragique et passionnante à la fois. David Fincher parvient contre toute attente à nous tenir en haleine à travers un projet qui au départ, faisait plutôt rire qu'autre chose. Mais le résultat final est tout bonnement saisissant, certes, c'est un film très bavard mais qui en l'espace de 120 minutes, ne relâchera pas une seule fois la pression et nous tiendra en haleine jusqu'au clap de fin, grâce aussi à sa distribution, où l'on retrouve entre autre Jesse Eisenberg (dans la peau de Mark Zuckerberg), Justin Timberlake (Sean Parker, le fondateur du célèbre site Napster) & Andrew Garfield (Eduardo Saverin, le cofondateur de Facebook). Une réussite totale de la part du cinéaste plus habitué aux thrillers qu'aux drames sociaux.

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